20 août 2007
Le Labyrinthe de Pan...
Je viens de voir "Le Labyrinthe de Pan"... ouh là là, mais ce n'est pas du tout pour les enfant ce film là !
Moi qui m'attendais à un film de contes de fées, une histoire cucul la
praline, un truc gentillet à voir avant d'aller dormir... & bien,
Mesdames & Messieurs, pas du tout, non, non, non...loin de là même !
C'est un film dur, se passant en Espagne en 1944, dans lequel on suit
un capitaine franquiste, complètement frappé & sadique qui n'a de
cesse de brutaliser les autres, avec tous les détails gores qui vont
avec...
En parallèle, se déroule l'histoire d'une petite fille catapultée dans
cet univers de violence & de sang & qui est, oui, n'ayons pas
peur des mots : légèrement schizophrène !
Dans son monde fantastique, elle rencontre un "Faune", connu aussi sous
le nom de "Satyre" dans la mythologie grecque (déjà, elle est plutôt
mal barrée la p'tite !), qui lui impose trois épreuves (toutes plus
difficiles & dégueus les unes que les autres), avant de pouvoir
retrouver son charmant royaume... ok, bonne chance, gamine !
Une des meilleures scènes du film (surtout pour les enfants pas
sages...gnark, gnark, gnark !) est celle du monstre/zombie tout blanc,
tout sale & totalement repoussant, (& qui, pour arranger le
tout, a ses yeux placés à l'intérieur des mains), se réveillant affamé
juste parce qu'on lui a volé un pauvre petit grain de raisin... je vous
laisse imaginer la scène... Franchement, cette bestiole rivalise très
bien avec certaines des meilleures créatures de films d'horreur dont
j'abuse régulièrement (des films, pas des créatures, hein !)
Bref, tout le monde a bien compris le genre du film. Passé l'effet de surprise, j'ai quand même pu apprécier la réalisation de Guillermo Del Toro, le jeu impeccable des acteurs, la fertilité du monde fantastique présenté dans ce film & les décors exceptionnels, par contre, je suis un peu restée sur ma faim concernant le scénario & le déroulement de l'histoire... mais là, il s'agit d'entière subjectivité, donc pour ceux qui ne l'ont pas vu, faites vous votre propre idée & surtout ne dites pas que vous n'étiez pas prévenus !
15 janvier 2007
Little Miss Sunshine...
Little Miss Sunshine est une comédie retraçant les péripéties d'une famille américaine, névrosée & donc plutôt normale. Un road-movie en direction du rêve américain : "Gloire & Beauté", mais en fait, on se fiche pas mal de la raison qui pousse ces 6 atypiques personnages à s'entasser dans un vieux van pourri !
On s'attache immédiatement à chacun d'entre eux : la petite soeur enthousiaste & attachante, le père adepte de la méthode "Winner" à tout prix, le grand-père qui dit toujours la vérité & consomme à l'occasion, l'oncle dépressif suicidaire, le frère ayant fait voeu de silence & la mère qui essaye de faire tenir tout ça ensemble.
Un bijou de finesse & d'ironie, ayant d'ailleurs été présenté au Festival de Sundance connu pour ce genre de films, & que l'on ne se lasse pas de voir & de revoir.
Ce film est un trésor, comme un petit secret sympathique que l'on a envie de partager avec la terre entière... Alors voilà, c'est fait !
Ne passez pas à côté & bien sûr, faites vous votre propre idée...
10 janvier 2007
The Fountain ou l'autre Cinéma...
Hier soir, séance ciné : "The Fountain".
La seule idée que j'en avais était un résumé sur AlloCiné lu plusieurs mois auparavant, en bref : un homme traverse le temps pour sauver la femme qu'il aime...
Ok, bon, pourquoi pas, SexyPoussin m'accompagne & n'est pas contre une petite séance de ce genre de temps en temps...
1h36 se passe, les lumières se rallument & là, question : "J'aime ou j'aime pas ?". SexyPoussin est aussi perplexe, plus une petite pointe d'ironie concernant la redondance de certaines scènes ainsi qu'un flagrant petit manque d'eclaircissement, en gros : lui - "Mais qu'est-ce que tu m'as fait aller voir ?!!", moi - "Euh, j'en sais trop rien..."
Après quelques minutes de dicussion semi-philosophique, on en arrive à peu près à la même conclusion : "J'aime & en même temps, j'aime pas...", tiens on aurait pu être critiques de ciné...
Je crois qu'en fait l'explication est assez simple : ce film se ressent plus qu'il ne se comprend.
Il illustre assez bien l'idée que je pourrais avoir d'un fascinant poème filmé, l'impression d'avoir reçu un petit quelque chose en plus, un souffle, une douceur, un rêve qui n'est pas de nous...
En tout cas, on ne sort pas de la salle en l'ayant aussitôt oublié & ça c'est déjà plutôt rare.
Mais ne laissez pas les autres parler pour vous, faites-vous votre propre idée...
